Qui suis-je ?

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Je suis Anha Lode

​Une femme, une maman, une fille, un corps, un esprit, un cœur, un ventre.

Qu’est-ce qui nous définit dans ce monde ? 

 

Notre nom, notre sexe, notre âge, notre nationalité, notre rang généalogique, social, notre niveau d’étude, notre métier, notre apparence physique ? 

 

C’est ce que j’imaginais, mais quels sont les critères ? 

 

Y-a-t-il une bonne ou une mauvaise naissance, y-a-t-il un meilleur métier, une apparence physique plus appropriée, des études plus prestigieuses ?

 

D’un lieu à un autre, d’une rencontre à l’autre, les critères changent. 

Alors suis-je uniquement ce que je vois dans le regard de l’autre ?  Je l’ai été pendant longtemps. 

Ces 18 dernières années, j’ai cherché les réponses dont j’avais besoin.

Laisse-moi te conter cette histoire.

 

Il était une fois, la jeune Anha.

 

Je rêvais de liberté, d’amour, d’une vie qui a un sens, une mission.

Émancipée à 17 ans, des rêves de petite fille de danseuse étoile au travail de terrain dans l’humanitaire, je suis devenue secrétaire médicale à 20 ans suite à la naissance de ma première fille lorsque j’avais 19 ans.

 

C’était là, ma première recherche d’identité, trouver une place dans la société.

Des périodes d’emploi et de chômage successives, ponctuées de petits boulots, je cherchais ma place avec tous les conflits intérieurs que cela engendre : angoisse, manque de confiance, marginalisation, complexes d’infériorité, colère envers la société, mes parents, moi-même, sentiment d’impuissance, d’être coincée dans une vie d’obligations.

 

Chaque jour, je vivais ma vie à travers celle des autres : ma famille, mes amies, mes amours, en m’imprégnant de leurs désirs, de leurs peurs, de leur résignation. 

Tant et si bien que je fus persuadée de n’avoir aucun talent. 

A la naissance de ma deuxième fille pour mes 25 ans, je serai comme pousser à en vouloir plus de la vie.

Qu’est-ce que j’allais pouvoir leur transmettre ?

​Je ressens, alors, le besoin de retrouver la confiance, la sécurité en moi.

J’ai besoin de « devenir “une mère”, celle que j’aurais souhaitée.

J’essaie différentes médecines traditionnelles afin de me sortir d’une forme de dépression chronique sans succès jusqu’à ce qu’une rencontre me recommande un thérapeute différent. 

 

Il travaillait avec une experte dans l’analyse des points énergétiques du corps. 

Sans trop savoir, à l’époque, dans quoi je m’embarquais, je me prêtai au jeu.

 

C’est là que je découvrirai pour la première fois le travail énergétique et les séances de Reiki. 

 

Je commençai à chercher quelques informations sur le sujet, des livres, et en digne autodidacte que je suis, à tester la méditation, des exercices de respiration afin d’améliorer cet état. 

 

Ce début de compréhension de mon fonctionnement créa d’importants conflits, car au plus je ressentais les choses, au moins j’étais comprise par mon entourage, au moins il répondait à mes besoins et ce fut l’heure de la séparation.

 

La vie m’emmena à me retrouver seule face à moi-même, dans le silence, hors du tourbillon.

Assise sur mon canapé, dans mon 30 m2, je pris conscience que j’avais tout oublié : quelles étaient mes passions, qu’est-ce qui me faisait vibrer, mon plat préféré ou encore ma couleur ? Qu’est-ce que je voulais faire ? 

Où était donc passée cette jeune fille qui rêvait de liberté, d’une Vie avec un grand “V” ?

Était-ce possible de la ramener à la vie ? 

Cette tâche me paraissait tellement ardue !

 

Je préférai me laisser glisser sur une pente bien douteuse, celle de l’autodestruction enchaînant alcool, drogue, sexe, relations violentes.

 

Il était plus facile de continuer à faire semblant de ne pas savoir, de m’embrumer le cerveau, de punir ce corps que de faire face à mes démons, à mes questions, à mes erreurs.

 

Un matin, malade de mes excès, je croisai les yeux de mes filles. Elles que je voulais tant protéger de toute cette noirceur. 

Je ne pouvais pas continuer sur cette voie, je leur devais de relever la tête et de faire face. 

Je leur devais de me trouver pour pouvoir les guider à leur tour, je me devais d’être.

 

À cet instant, je décidai d’entreprendre ce voyage initiatique pour retrouver mon âme, me redécouvrir et m’aimer à nouveau.

Je ressentais le besoin de retrouver la confiance, la sécurité en moi.

J’avais besoin de “devenir ‘une mère’, celle que j’aurais souhaitée.

 

Pour cela, j’ai commencé par m’offrir un challenge en changeant d’orientation professionnelle, pour devenir animatrice socioculturelle.

Je travaillerai pendant 10 ans avec la protection de l’enfance en animant, notamment, des ateliers de théâtre action.

Ce voyage a commencé par cette sensation de transporter un sac à dos rempli d’anecdotes en vrac, de situations difficiles et de petits bonheurs furtifs, de regrets, de culpabilité, d’occasions perdues.

Je n’y trouvais aucun sens. À quoi pouvaient bien servir toutes ces situations que j’avais traversées, toute cette tristesse ? 

J’avais le sentiment profond d’avoir tout raté et de ne pouvoir rien effacer. 

 

Barbara Haight, auteure américaine a écrit : “La vie est comme un tapis tissé à la main. Sur l’une des faces, on ne voit qu’un enchevêtrement confus de fils, mais lorsque l’on retourne le tapis, un motif clair apparaît”. 

 

Était-il possible de retourner mon tapis pour y découvrir l’image cachée ?  

 

Je débutai par faire face à mon miroir et observer toutes ces situations empreintes de culpabilité parce qu’il était plus aisé d’admettre la noirceur que la lumière, j’étais conditionnée ainsi. 

 

À travers l’expérimentation méditative, je tentais d’observer, d’accepter chacune des situations passées, d’accepter les actes, les réponses que j’avais posées. C’était comme si je me giflais pour mes fautes, les unes après les autres. En ayant, cette fois, une petite flamme d’espoir naissante.

Si je ne pouvais effacer, je pouvais avancer et faire mieux. 

Plus tard, je serai totalement exaltée par la découverte de la citation d’Alfred Adler, psychologue du 19e siècle qui dit : “L’homme ne vit pas sous l’emprise d’une causalité qui lui a été imposée, mais au contraire guidé par une finalité qu’il a choisie. »

 

Pendant cette période d’expiation, ma meilleure amie m’offrit un livre qui me permit soudain de retourner mon tapis, de voir les liens entre tous ces fils, de comprendre que rien n’avait été laissé au hasard ! 

Il s’agissait de “La prophétie des Andes” de James Redfield. 

Au-delà du roman, il y avait, pour moi, plusieurs messages importants, dont un des premiers était celui-ci : 

 

“Si vous preniez le recul du spectateur à l’image d’un enfant qui écouterait votre histoire de vie comme un conte, qu’est-ce que cette histoire vous raconterait ?” 

 

C’était comme si on venait d’allumer la lumière dans ma grotte ! Même si j’étais encore loin de tout voir distinctement. Vous savez comme quelqu’un qui a passé des mois dans le noir et qui soudainement retrouve la lumière du soleil. 

Je compris ceci, nous avons tous un rôle sur cette Terre. Chacun d’entre nous a une place précise comme chaque rouage, si petit soit-il, d’une machine. Si mon histoire, ma lignée, cette famille dans laquelle je suis née, m’apportait tous les éléments nécessaires pour accomplir ce pour quoi j’étais ici. Tout prendrait alors un sens, même les éléments les plus sombres.

 

Je choisis d’éprouver cette idée en me penchant sur l’influence de cette famille. Tout ce qu’elle m’a apporté, comment a-t-elle façonné mon chemin et bien entendu, la psychogénéalogie.

À cette époque, je souhaite pour mes enfants et pour moi-même, une évolution, pouvoir leur transmettre la magie de la vie.

En continuant mes recherches et mes expériences, pour en comprendre davantage, je suivrai des cours de psychologie et je serai totalement exaltée par la découverte de la citation d’Alfred Adler, psychologue du 19e siècle qui dit : 

‘L’Homme ne vit pas sous l’emprise d’une causalité qui lui a été imposée, mais au contraire guidé par une finalité qu’il a choisie. »

 

Malgré mes progrès, je gardais un pied dans le sable mouvant, me tirant encore vers le bas, une tristesse profonde tapie en moi.

 

C’est alors que je retourne vers la médecine énergétique et le reiki.

En cherchant un praticien, je trouve une initiation et je prends conscience qu’il y a là une porte pour moi pour m’aider à prendre du recul sur mes émotions afin de pouvoir poser des réponses constructives aux situations que je vis.

 

Je tenterai de remplir le vide en moi grâce à la spiritualité qui m’apportera une nouvelle perception du monde et de la vie qui m’entoure. 

 

C’est le début du rêve, car j’ai la sensation de vivre mes premières grandes transformations.

Je suis passionnée et exaltée à l’idée de transmettre aux autres mes apprentissages et à les soutenir, les accompagner dans leurs propres cheminements. 

Je découvre Martin Latulippe et sa formation de marketing bienveillant pour vivre de sa passion, oser prendre sa place dans le monde. 

 

Mais je ne suis pas tout à fait prête encore et je tâtonne, je balbutie dans la création de mon activité. 

Ma vie personnelle reste encore instable elle aussi, même si ma maternité se développe et que j’y trouve amour et réconfort auprès de mes filles, je continue de lutter à l’intérieur de moi.

 

Avec mon ainée, je rencontre le mouvement Moonmother initié par Miranda Gray et son réseau. 

Nous vivons une expérience extraordinaire lors d’un atelier et je décide de suivre ce mouvement. C’est le début de mon chemin de guérison de femme.

J’y découvre sous un autre jour le cycle féminin, un chemin qui me reconnecte au corps, à l’amour, au couple et la sexualité sacrée.

 

Je serai initiée au Womblessing et au Wombcare par Miranda.

Je continuerai ce chemin avec le cycle des 13 Mères originelles en compagnie de 3 femmes guides selon l’enseignement de Jamie Sams.

 

Cette voie est celle de la transition entre le spirituel et la matérialité, par ce retour au corps j’ai alors besoin de mieux le comprendre, de pouvoir en prendre soin et je me formerai à la réflexologie plantaire et au massage intuitif.

Il est devient alors évident pour moi que je suis capable d’apaiser mes émotions et celles des autres, d’apaiser le corps, de libérer le stress, mais pour un temps seulement. 

 

Je sens que je ne fais que poser des sparadraps sur des plaies pour les soigner, mais que je ne parviens ni pour moi ni pour les personnes que j’accompagne à les emmener dans un travail en profondeur qui permet de vraies libérations, quelque chose de plus tangible et durable.

En 2020, une colère envahissante s’empare de moi suite à une consultation gynécologique violente. 

Malgré tous les outils dont je disposais déjà, je ne parvenais pas à m’en libérer.

J’ai contacté Jessica Haraluna et j’ai eu la chance de découvrir sa pratique grâce à laquelle j’ai touché cette colère, je l’ai accueillie et j’ai pu lui donner de l’amour. 

J’en suis revenue dans la joie et puissante d’une transformation tangible dans mon corps et c’était une toute nouvelle expérience pour moi. 

Une nouvelle étape dans ma spirale de guérison qui se présentait à moi pour prendre soin de la femme que j’étais, de son histoire.

En expérimentant les pratiques que j’allais transmettre dans mes futurs accompagnements, j’ai débanalisé mon histoire, découvert ses vérités, je me la suis réappropriée et j’ai retrouvé mon identité.

Si tu veux en connaitre davantage sur mon expérience dans cette formation, clique ici.

Je peux assumer aujourd’hui de t’écrire que je suis une enfant victime de maltraitances et d’abus sexuels, que j’ai vécu là le choc du réveil de l’amnésie traumatique.

 

Qu’enfant, je me suis dissociée pour ressembler à ce garçon que l’on aurait préféré, en espérant être protégée du danger et échapper à la violence verbale, physique, émotionnelle.

J’ai appris à prendre la voie du pardon, de l’amour à moi-même, m’autoriser à vivre et à être pour une transformation tangible et durable dans mon quotidien

En conclusion, découvrir qui l’on est c’est l’histoire d’une vie. 

 

À chaque étape, par les rencontres et les différents moyens qui se proposent sur la route, une nouvelle conscience prend vie qui nous permet d’accéder à un potentiel, d’appréhender une conscience encore inexplorée de soi-même.

 

Chaque pas est à célébrer et à savourer car se trouver, être épanoui n’est pas une destination en soi mais un voyage dont nous pouvons profiter et être fières.

 

 

Ce que je sais aujourd’hui se résume par ces dix phrases : 

 

Je suis une femme.

Je suis une âme incarnée dans ce corps, dans ce monde pour accomplir son rôle.

Que ma vérité est en perpétuelle évolution à l’image de mon chemin.

Je suis un cœur empli d’amour pour tout ce qui est vivant sur notre Terre.

Je suis un ventre qui donne la vie et la régénère.

Je suis un esprit capable de compréhension et d’analyse qui peut transmettre à ceux qui le désirent ce qu’il a appris avec humilité.

Ce qui me fait vibrer au plus profond de moi, c’est l’amour et la liberté.

La liberté d’Être qui je veux être, libérée de mes chaînes, aider les humains à Être à nouveau libres et heureux.

M’aimer pour mieux aimer l’autre et répandre l’amour.

Être cette femme libre qui réalise son rêve : aider à rendre à ce monde l’amour qu’il mérite.

C'est pourquoi, je m'engage à t'accompagner dans ton voyage à la rencontre de l'héroïne que tu es et à te transmettre tous les outils que j'ai pu intégré avec humilité afin de te soutenir.

À cette heure, je compte 1700 h de formation, sans compter les stages et retraites, les heures de lecture, les heures de pratiques, etc...

Chaque pas m’a permis de me rencontrer, de vivre mes rêves et si j’ai pu y arriver, tu le peux aussi. 

Un merci particulier à l'homme qui partage ma vie aujourd'hui pour son soutien au quotidien et son travail merveilleux sur l'image de soi grâce à la photos. 

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Benoit Jacquet.

Photographe

Art thérapeute

https://ben-art-photo.com