Une main qui écrit dans un carnet avec un stylo à plume. Photo by Ben-Art.
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Quand la vérité vient de l’intérieur


Photo noire et blanc de femme dos nu
L'Odyssée d'Anha @Ben-Art.photo

T’es-tu déjà demandé quelle est ta vérité et qu’est-ce que cela veut dire pour toi ?


Il y a tellement d’interprétations possibles à cette question en fonction du contexte dans lequel tu la reçois et aucune mauvaise réponse.


Ta vérité peut être aussi simple que : « J’aime les yoghourts. » ou encore « Je n’aime pas le chocolat. »

Ceci est une de tes vérités.


Puisque ta vérité t’appartient, elle n’est ni bonne ni mauvaise. C’est juste la tienne.


Et pourtant parfois, elle peut être influencée par les autres, ce qui t’entoure, la société, ton éducation.

Ainsi, tu peux percevoir, goûter, ressentir à travers des filtres qui ne t’appartiennent pas.


Bien longtemps, dans mon cheminement sur la voie du développement spirituel, j’ai interprété cette question comme la recherche d’une sagesse, d’un enseignement à transmettre, car c’est de cette façon qu’elle m’était présentée :

« Apporte ta vérité au monde. »


Quelle est ta vérité ?

Une mission de vie : transmettre une vérité qui sauvera le monde !

Haha ! Je me fais rire en y repensant, je ne m’étouffais pas avec mon humilité !

Ah, « l’humanitude » !


Quand la vérité vient de l’intérieur, une perception différente.


Aujourd’hui, je la perçois différemment.


Au-delà de ce que je trouve goutu, beau, agréable ou de ce je suis convaincue de savoir à un moment T, c’est une question qui m’a amené à la recherche de quelque chose à l’intérieur, de profond qui m’appartient, me rappelle d’où je viens, tout ce qui fait mon histoire jusqu’à maintenant, tout ce qui fait que je suis moi.


Peut-être que, comme moi, si tu t’es posé cette question ou si tu le fais maintenant, tu pourras t’apercevoir que bon nombre de nos pensées que nous établissons comme nos vérités que ce soit sur nous-mêmes, sur les autres ou sur ce monde, sont empreintes de nos peurs, nos doutes.


Il y a là, tout un panel de fausses croyances sur nous-mêmes construites par les mots et les comportements de notre entourage, notre famille tout au long de notre histoire qui altère la vérité de qui nous sommes et de ce que nous vivons.


Par exemple, si tu as vécu dans un climat familial de danger ou d’abandon de façon directe ou indirecte, il est normal que ta perception de toi soit celle d’un être qui ne mérite pas d’intérêt ou d’être aimé.


Dans mon enfance, j’étais bercée par des phrases comme :


*Les femmes sont toutes des p* !

*Ça aurait été plus facile d’élever un garçon, une fille, un boulet à ta charge !

*Elles croient toujours tout savoir, mais elles sont c*nnes comme des balais !

*Si elle la ramène trop, une bonne tarte dans sa g* pour la remettre en place, c’est comme ça que ça fonctionne !


Ces affirmations ne m’étaient pas adressées directement, mais j’en étais était le témoin.


Il est évident que dans la construction de ma perception en tant que fille devenant une femme, je n’étais qu’une incapable qui ne méritait pas de réussir, de recevoir de l’amour et de l’attention avec bienveillance.


Dans ce monde, oser prendre la parole, exprimer mes sentiments, mes désaccords, affirmer mes limites à qui que ce soit aurait été mettre ma vie en danger.


Mais qui étais-je derrière ces peurs, ces protections, cette perception du monde ?


Comment pouvais-je être moi-même ?


Peut-être que toi aussi, tu te poses cette question et qu’iI est temps de t’autoriser à voir, écouter et accueillir ta vérité, celle de ton histoire, de qui tu es.


Je peux te garantir qu’il n’est jamais trop tard !


Quand la vérité vient de l’intérieur, comment faire pour l’écouter ?

Ton corps, au-delà des mots, du raisonnement, de l’interprétation, ne ment jamais.

Il connaît TA vérité.


En lui donnant la place pour s’exprimer et pour l’écouter, il te délivre tous les secrets de ton histoire en levant les voiles sombres des croyances, des limites, des mensonges, qui ne t’appartiennent pas afin que tu puisses incarner l’héroïne que tu es et rayonner ta beauté dans ce monde.


Écouter ton corps est le début d’une nouvelle relation avec lui.

C’est une technique simple et puissante.


Elle consiste à scanner ton corps de la tête au pied et des pieds à la tête, afin de sentir la ou les zones qui seraient inconfortables lorsque tu penses à un de tes désirs, à quelque chose que tu aimerais réaliser pour toi-même.

En identifiant la zone de ton corps qui est inconfortable, tu peux entrer en communication avec elle et écouter ce qu’elle a à te révéler.

Je te garantis que tu vas découvrir des trésors.


Si ce sujet t’intéresse, je t’invite à lire le livre « Réveiller le tigre » de Peter Levine, le créateur de la Somatic Expérience.


Je tiens à te prévenir que bien que cette pratique décrite de la sorte puisse paraître anodine, elle est loin de l’être.


Alors, sois douce avec toi si tu l’expérimentes.

Aussi, si tu ressens le besoin d’être accompagnée dans ta démarche, sache que tu peux me contacter. Ce sera un honneur pour moi de marcher à tes côtés vers ton épanouissement.


Quand la vérité vient de l’intérieur, la naissance d’une identité.


Sur ce chemin vers ma vérité intérieure soutenue la formation Accompagnante du Féminin de ma mentore Jessica, j’ai passé une année à écrire un journal.


Aujourd’hui, j’ai le projet d’en faire un livre.


D’une part, je te l’avoue après 43 ans de silence, j’ai besoin d’oser affirmer mon histoire et cette étape est probablement l’apothéose de mon cheminement.


D’autre part, parce que je sais que d’autres femmes se reconnaitront dans l’histoire de ce personnage qui a pris vie dans mon récit, comme toi aussi, peut-être.


Avec humilité, je souhaite qu’elles y trouvent, que tu y trouves l’espoir qu’une vie différente faite de joie, de légèreté, d’authenticité, de confiance et rayonnante est possible.


Aujourd’hui, je t’invite à rencontrer Charlotte, la naissance de cette nouvelle identité.


Cette femme à l’allure élancée avait depuis son enfance une dentition que l’on pourrait qualifier de rocambolesque et les cheveux hirsutes.

Cette tonsure qu’elle ne colorait plus depuis que ces premiers cheveux d’un blanc immaculé commençaient à voir le jour, lui donnait un crin de cheval multicolore.


Cette jeune quarantenaire au teint pâle doté de cernes d’un joli dégradé de bleus n’avait jamais correspondu aux critères des canons de beauté édifiés par la société.

Toute sa vie, elle avait essuyé ces remarques : « Tu as une vraie gueule, toi ! » ou encore « On voit que tu es marqué par les épreuves de la vie ! ».


Certes, et pourtant elle avait un certain charme qui ne laissait pas indifférent.

Un charme de guerrière…


Ces deux dernières années, elle pensait avoir atteint quelque chose comme.. la liberté, mais ces mots sonnaient un peu faux !


Quelque chose d’établi ? Une certaine stabilité, c’est plutôt cela.


Une vie de famille heureuse, un couple harmonieux.

Elle s’était retirée de la vie citadine, 3 ans auparavant à la suite du décès de son père pour vivre dans une maisonnette à la ferme.


Tellement de chemin parcouru déjà, elle aspirait à se poser là.


À se poser et à contempler le ciel rêvassant qu’un jour, elle pourrait juste aller cueillir des pommes.


Que le temps serait doux et son corps extasié.

Son corps… pourrait-il l’être enfin ?


Elle sentait au fond d’elle cette douleur qu’elle connaissait si bien, qui compressait son cœur et l’empêchait de respirer.

Cette douleur qui était là depuis .. depuis toujours.


Comme un monstre qui grogne, qui se jette contre les murs de sa boîte, frappe fort contre les parois qui l’enferment.


Une boîte comme ces casse-tête chinois que personne ne sait ouvrir.


Elle savait pourtant depuis ces derniers mois, que la boîte allait s’ouvrir, qu’il le fallait. Il fallait laisser la noirceur remonter à la surface, entrer dans la lumière et y faire face !


Pourquoi gardait-elle, malgré tous ses efforts, un pied dans les sables mouvants ?


Pourquoi, alors qu’elle avait atteint cette harmonie tant rêvée, devait-elle encore lutter pour se sentir heureuse ?


Cette nuit-là, il n’était plus question de faire semblant.


C’est au moment où enfin elle se sentait le plus en sécurité dans sa vie, où elle pensait à se poser et ne plus se soucier, qu’elle découvrit l’ombre la plus profonde en elle.


Si Charlotte a dû cheminer jusque-là pour se sentir enfin en sécurité dans son monde avant de toucher l’horreur qui jaillira à la lumière, c’est pour une bonne raison. Elle ne pouvait toucher sa vérité que lorsqu’elle serait suffisamment bien entourée et prête à l’accueillir, la recevoir pour la transcender.


As-tu apprécié cet article ?


Partage-moi en commentaire ce qu’il t’a apporter.

Je me ferai une joie de te lire et de te répondre.


Si tu as des questions plus personnelles que tu souhaites m’adresser directement, sois libre de me contacter.


Amitiés,

Anha.