Une main qui écrit dans un carnet avec un stylo à plume. Photo by Ben-Art.

Défi Écriture Jour 8/109 : Apaisement.

Pour la note du jour, j’avais envie de célébrer avec toi l’apaisement.

Une nouvelle étape dans mon épanouissement.

Pas que je ne me sois jamais sentie apaisée (encore une chance !), mais il y a quelque chose de différent.


Quelque chose d’important.


Je te raconte…


Chaque année c’est le même cycle.

Durant l’été, je suis pleine de rêves et d’espoirs.

Je me sens hors du temps et invincible.


Puis vient septembre, son rythme et ses jours de plus en plus courts.

La lumière diminue et me plonge dans mon obscurité.

Mes espoirs deviennent des déceptions, mes rêves des résignations.

Et mon tableau se peint progressivement en noir tout au long des mois qui suivent jusqu’à mon anniversaire en janvier.


Je sais ce que tu penses, c’est le cycle des saisons, c’est normal.

Nous vivons tous et toutes une forme de nettoyage à l’automne, la préparation à l’hiver et l’hibernation.


Et probablement qu’il y a de ça.. Mais pas que..


Je ne ressens pas juste une baisse d’énergie, mais de l’angoisse, l’envie de tout envoyer se faire f*** !


Je ne suis pas assez bien

On n’a pas confiance en moi

On va me laisser, m’abandonner

Ça va mal tourner

Je suis nulle ..


Bref, tu vois ce que je veux dire ?


Dans cet état d’esprit, mes réactions et mes comportements créent finalement les situations que je redoute.


Les gens s’éloignent, je me retrouve dans des soucis financiers, mes affaires chutent et mes rêves, eux, me semblent inaccessibles.


Je vis alors le deuil de pouvoir me réaliser comme je le souhaiterais.

Jusqu’à ce que j’en sorte pour me reprendre progressivement en main, puis que je remette en action et ainsi de suite..


J’ai lutté des années contre ce cycle infernal sans comprendre pourquoi, malgré mon travail personnel, il se répétait encore et encore.


Certes de moins en moins intensément, mais toujours présent.


Et nous voilà en septembre, la rentrée, l’intégration de mon été et puis la lumière qui diminue et le combat a commencé..


SAUF que cette fois, je sais !


Je sais pourquoi il existe.


Ce ne sont pas les saisons, mais bien mes parts blessées d’enfant qui s’éveillent, mon trauma qui remonte à la surface.


Je m’explique


À la même période chaque année, je me sens comme une m** (n’ayons pas peur des mots même si je ne peux les écrire en entier !) qui ne mérite rien ou alors d’être abandonnée, et cela sans raison apparente à cet instant.


Ce sentiment est ce que j’ai ressenti, vécu après l’abus dont j’ai été victime.


Depuis chaque année, je revis les conséquences émotionnelles de cet épisode.

Dans cet état je me mets dans des situations étranges et difficiles sans comprendre pourquoi.


Je n’invente rien, Jessica Haraluna l’explique superbement bien dans son article « Le Trauma Anniversaire ».


Mais aujourd’hui, je le sais, je peux le voir, le comprendre.

Je peux m’apporter de la douceur, de la compréhension, de l’amour pour que cela prenne moins de place.

Que cela n’impacte plus ma vie de cette façon.


Comment ?


Parce que je sais, je peux écouter ma petite fille blessée intérieure

Reconnaître sa douleur

Entendre ses besoins

L’apaiser

Faire un lien entre cette petite fille et l’adulte, la mère que je suis aujourd’hui afin qu’elles trouvent ensemble les solutions pour prendre soin tant de l’enfant que de la femme et sa vie dans l’ici et maintenant.


Et les accords ont été validés ! L’apaisement.



Je célèbre avec toi cette avancée extraordinaire (bah oui ! septembre n’est même pas terminé !)

Je ressens enfin une vraie paix intérieure et c’est vachement bon !


Pour conclure, j’aimerais faire un hommage à cette femme, car si aujourd’hui je suis capable de m’accompagner de cette manière c’est grâce aux 2 années passées aux côtés de Jessica et sa formation Accompagnante du Féminin.


J’ai une profonde gratitude pour cela .. envers elle et aussi envers moi.


De cœur à cœur,

Anha. 🌹


PS Si tu souhaites en savoir plus sur mon parcours dans cette formation, clique ici.