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Une main qui écrit dans un carnet avec un stylo à plume. Photo by Ben-Art.

Défi Écriture Jour 79/109 : qu’est-ce qui nous paralyse ?

Je suis certaine que tu connais cette sensation de paralysie.

Tu as probablement vécu une ou plusieurs de ces situations au moins une fois dans ta vie.


  • Une relation amoureuse qui périclite, mais à laquelle tu n’oses pas mettre fin.

  • Une insécurité d’emploi ou un emploi qui ne te convient plus auquel tu n’oses pas mettre un terme.

  • Une galère financière qui te paraît inévitable



Je reviens avec mon expression de la tête dans le sceau, mais lorsque tu vis ce type de circonstance, bien souvent, tu rentres dans une phase plus ou moins longue de rumination.


Et pour ma part, ruminer c’est ma tête qui construit tous les plans catastrophes possibles en conséquence de mes choix.


Du coup, on s’englue et alimente la peur.

Je connais bien cette peur paralysante qui empêche d’agir, de changer de perception et peut-être même de voir les portes qui s’ouvrent juste à côté de celle qui se ferme.


Cette peur si on la creuse un peu est en réalité une peur primaire.


Si tu lâches tous tes bla-bla internes, qu’est-ce que cela te raconterait ?


Je te donne quelques exemples schématisés certes, mais à peine, reprenons les 3 situations :

  • Quitter une relation amoureuse :

J’ai longtemps eu peur d’être seule, car j’étais persuadé que si j’étais seule, je n’étais pas aimée. Si je ne suis pas aimée, personne ne se préoccupe de moi.

Si personne ne se préoccupe de moi et qu’il m’arrive quelque chose, personne ne sera là pour m’aider, me sauver.

Je risque de mourir.

  • Quitter un emploi :

Si j’ose quitter un emploi, cela fait de moi une personne qui n’est pas fiable aux yeux des autres. Les éventuels futurs employeurs ne voudront pas m’engager. Je n’aurai plus de travail. Et si je n’ai plus de travail, je n’ai plus d’utilité dans la société, plus de contacts sociaux. Et j’en reviens à la solitude et la possibilité de mourir sans que personne s’en aperçoive.

Ou une variante un peu dark mais qui existe et que j’ai ressenti moi-même au début de ma carrière, si je n’ai plus d’utilité, je ne mérite plus de vivre.

  • Une galère financière me paralyse lorsque je suis complètement engloutie dans mes fausses croyances.

Je n’aurai plus les moyens de vivre comme je le fais aujourd’hui. Je vais m’endetter, terminer à la rue, ne plus pouvoir prendre soin de moi.

Peut-être aussi perdre la considération des gens qui je connais. Et on en revient à la solitude, l’inutilité, la mort.


Tu constates dans ces exemples, que si l’on creuse cette peur qui paralyse, il est récurrent de retrouver la peur de la mort et celle de la solitude


Des peurs primaires et c’est normal, c’est notre instinct.


Mais si on se posait la question objectivement : en traversant ce moment difficile, vais-je vraiment mourir comme soudainement foudroyée ?


La réponse, en général, est négative.

Ce simple fait nous donne la possibilité de calmer le petit hamster qui coure dans sa roue là-haut.

Et de respirer un peu, prendre un moment pour regarder le tableau et voir la porte de sortie.

Comme lorsque l’on conduit, si un accident se produit sur la route, tu dois en une fraction de seconde regarder là où tu peux passer sans heurt.

Ça ne prend pas plus de temps que cela en réalité, une fraction de seconde.


Alors que si tu gardes ton regard figé que l’obstacle à coup sûr tu vas t’y engouffrer.


De cœur à cœur,

Anha🌹




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