Une main qui écrit dans un carnet avec un stylo à plume. Photo by Ben-Art.

Défi Écriture Jour 70/109 : La face cachée du développement perso

Pour la note d’aujourd’hui, j’aimerais t’écrire sur les travers des mondes du développement personnel, spirituel, des médecines douces et du coaching.

Tout d’abord, tu le sais, que dans ces domaines, il y a à boire et à manger comme on dit.

Ces professions ne sont, pour la plupart, pas protégées par nos États.

Donc, qui veut peut s’autoproclamer « guérisseur de l’âme ».


Mais au-delà de ça, il y a une espèce d’effet pervers.

Je fais référence au jour 67/109 de ce défi dans lequel je te partage ma course effrénée pour devenir une meilleure version de moi-même.


Je ne remets pas en cause mon parcours qui m’a apporté de nombreuses clés pour me sentir mieux au quotidien, construire de belles relations, être en paix avec moi.


Seulement, cette course peut être sans fin, car le bémol c’est qu’à force d’être baignée dans ces domaines, tu finis par te persuader qu’à chaque fois que tu ressens de la tristesse, de la colère, du dégoût — bref, des émotions dites désagréables — il y a quelque chose qui ne va pas chez toi.


Je schématise, mais à peine.

Je le sais, je l’ai assez pensé moi-même.


Tu te dis qu’il y a encore quelque chose que tu n’as pas réglé.

Tu penses systématiquement que tu n’as pas été assez loin dans ce chemin intérieur.

Tu finis par être convaincue que lorsque tu auras appris telle médecine, telle pratique, repris des séances de coaching, tout ira mieux.


Et peut-être que c’est vrai que tu es bloquée à un stade de ton épanouissement, qu’il est nécessaire que tu trouves une réponse pour avancer.


Mais peut-être aussi que tu peux simplement accepter que tu es humaine.


Qu’un être éveillée n’est toujours qu’un être humain qui ressent des émotions.


Oui, parfois tes vieux mécanismes de protection, de défense ou de destruction peuvent refaire surface en fonction de ta sensibilité, de ta vulnérabilité du moment et de la situation que tu traverses.


Et cela, peu importe, en vrai, le nombre de thérapies, de formations que tu as pu faire pour t’en libérer.

Parce qu’ils font partie de toi tout simplement.

Il est impossible de prendre une gomme pour effacer cette partie de ton histoire qui t’a impactée.


La différence est que tu es capable de voir ce mécanisme se remettre en marche.

Grâce à cette conscience, tu as le pouvoir de lui laisser moins de place dans ta vie afin qu’il ne mette pas tout sens dessus dessous.

C’est juste la vie !


Ça ne veut pas dire systématiquement continuer ta course effrénée vers une meilleure version de toi.

Quelle notion abstraite d’ailleurs !

À quel moment définis-tu que tu es LA meilleure version de toi ?


Le propre de l’humain n’est-il pas d’être capable d’apprendre de ses expériences, de ses erreurs, de ses victoires, des autres et cela tout au long de sa vie ?

Je te laisse méditer là-dessus et je te dis à demain.


De cœur à cœur,

Anha🌹