Une main qui écrit dans un carnet avec un stylo à plume. Photo by Ben-Art.

Défi Écriture Jour 67/109 : État d’âme d’une mère

Ce matin je relisais mes articles sur le blog en buvant mon café.

Je le fais quand j’ai l’impression de tourner en rond dans ce que je t’écris, quand je perds le fil. Et je le vois parce que toi aussi tu disparais.

À ce stade du défi, je confirme que c’est un fameux challenge que je me suis collé !

Et tout le jeu est de ne pas me perdre en superficialité.


Donc, je me relis en partie, je prends le temps de voir un peu où j’en suis à l’intérieur et sur le papier pour écouter ce que cela me raconte.

Exercice de recul sur soi assez intéressant, soit dit en passant.


Et ce matin, je me suis fait rire.

Rire parce que c’est magnifique à quel point je tourne au final autour du pot depuis Samhain.

Et même davantage quand je t’écris dans le jour 6 que ce que je désire c’est savourer simplement la vie avec ce titre « J’aimerais juste aller cueillir des pommes ».

Quand je te partage que je chemine à me former pour décoder, analyser, comprendre, évoluer depuis 18 ans au jour 39.

Pour enfin te parler du deuil du changement dans le 51e post.


Alors où j’en suis dans tout cela ?


Et bien ces notes racontent en réalité les états d’âme d’une mère quarantenaire qui a commencé sa vie en devant survivre puis qui a erré à se demander ce qu’elle foutait sur cette Terre.

Quand elle est devenue mère, elle a trouvé un but : devenir la meilleure version possible d’elle-même pour offrir… offrir quoi au final.. juste ce qu’elle pouvait de mieux à ses filles.


Et aujourd’hui ?

Bah ! Aujourd’hui, elles sont adultes et tu sais quoi la mission est accomplie.

Peut-être qu’une part de moi a peur d’errer à nouveau.


Quand j’écris que je veux arrêter ma course effrénée, en réalité c’est parce qu’elle n’a plus lieu d’être.

Ce n’est pas une course, comme je l’ai écrit poussée par les dictats de la société, mais un rallye interne !


Le marathon de la meilleure version de moi.

À quel stade suis-je la meilleure version de moi possible ? Qu’est-ce qui le détermine ?

Peut-être est-ce aujourd’hui ?

Oh ! Je sais, j’en entends déjà dire comme je l’ai écrit moi-même « on évolue chaque jour, il y a toujours quelque chose à apprendre ». Certes, c’est la magie de la vie !


Mais cette course à l’Être qui dure depuis 18 ans n’est-elle pas terminée ?

Étrange de me dire que c’est fini..

Pourtant, à cet instant, je sais qui je suis, j’ai confiance en moi et même de l’estime !

Je suis fière des adultes que sont devenues mes filles.


Alors que reste-t-il à faire ?

On dirait une personne carriériste qui n’avait jamais pensé à la retraite ! Haha !

Réaliser mon rêve de voyager à la découverte du monde et t’écrire.

(Tiens ce défi n’est-il pas le début tangible de ce rêve)


C’est cela le changement réel qui s’opère.

Changer mon mode de vie, le dépouillement comme je te l’écrivais… C’est avant tout intégrer le message qu’il n’y a plus de guerre à mener, plus de combat interne.

J’ai l’image d’une super soldate qui court dans tous les sens à la recherche d’un combat parce qu’il en faut un à tout prix !

Peu importe l’épuisement, la lassitude


Sinon c’est l’inertie..

Et l’inertie, c’est le vide, l’errance..


De cœur à cœur,

Anha🌹