Une main qui écrit dans un carnet avec un stylo à plume. Photo by Ben-Art.

Défi Écriture Jour 64/109 : Colère quand je te tiens !

Pour la note du jour, je me suis posée dans mon espace de travail cette fois.

Une petite salle logée sous les toits avec un parquet en bois et des poutres apparentes. Elle est bardée de tissus, de tapis et de coussins colorés.

Ses guirlandes de lumière lui offrent une ambiance tamisée et chaude digne d’une tente rouge.

Dommage qu’il soit difficile de te rendre en photo ce que cette pièce dégage vraiment.

C’est ma cabane sacrée.


Je ferme les yeux un instant, je prends le temps de quelques respirations et je me pose cette question quotidienne maintenant :


Qu’est-ce qui est là pour toi ?

Je passe mon corps en revue.


Ce que je ressens surtout c’est l’énorme tension dans ma mâchoire, dans ton mon visage… encore.

Tu le sais, si tu as lu la note sur la mâchoire qui craque, que je suis en chemin avec cette partie de mon corps.


Dès ce matin, je l’ai senti en me réveillant. J’ai contracté la mâchoire cette nuit et pas qu’un peu.


Alors en bonne élève, j’ai pris note en décortiquant ce qui avait bien pu générer cela.

Tu sais mon fameux petit devoir entre 2 hypnoses.


D’abord m’est venu mon esprit préoccupé en ce moment.


Oui, les changements en cours me posent beaucoup de questionnements.

Certes financiers, mais pas uniquement, une espèce de remise en question existentielle comme je te l’ai posé lors de ce fameux passage de Samhain.

Ça brasse encore à l’intérieur et je tangue joyeusement entre lâcher-prise et détermination.


Mais soit, je continue ma réflexion.

OK, préoccupation, mais quelle est l’émotion ?


La colère !


Dans cette conversation avec moi-même, je me demande : qu’est-ce qui t’a mise en colère ?

Et me revient ce moment dans ma conversation d’hier avec mon compagnon où j’ai ressenti un manque de confiance de sa part envers moi.

J’ai reçu ses mots comme s’ils m’invalidaient.


Peu importe son intention réelle, c’est ce que j’ai ressenti qui m’a mise en colère.


Mais bien entendu, je ne l’ai pas exprimé à ce moment-là.

J’ai serré les dents et j’ai gardé ma colère alors qu’en réalité j’avais envie de l’incendier sur place !


Pourquoi, alors que je sais que le sentiment de colère est sain, je me réfrène à l’exprimer ?

Oh ! ma sage conscience intérieure bien-pensante a sa réponse toute prête !


Répondre sous l’effet de la colère n’est pas constructif !

Tu risques de blesser l’autre en disant des mots qui dépassent ta pensée sous le coup de l’émotion.

Tu vas peut-être même crie, montrer une forme d’agressivité et je ne veux pas entre en conflit, moi.


Alors, oui, mais..



Ce matin, je l’ai posé ce sentiment à mon compagnon.

Bien entendu, avec calme et bienveillance, mais tout en me sentant frustrée de ne pas pouvoir l’exprimer de façon à me permettre de lâcher mon ressentiment.


Ma colère n’est pas sortie de mon corps, elle est toujours là dans ma mâchoire.

Pas pareil te dire :

- Je suis colère.

Ou

- Non, mais ça va pas !? Comment oses-tu dire cela de moi ? Et je te laisse imaginer la suite. 😉


Et cela même s’il a pu recevoir ce que je lui partageais, le comprendre et s’excuser du message qu’il m’avait renvoyé, car il en avait pris conscience.

(Limite c’est pire, tu ne peux même pas renchaîner, tu as manqué l’opportunité, c’est tout ! haha !)


(Long soupire) Aaaaah ! Oser exprimer sa colère, sortir de la bienséance, de la bien-pensance positive, ne plus avoir peur du conflit…


Bim, j’ai posé le doigt dessus ! Ne plus avoir peur du conflit.. Tout un sujet que celui-là !

Un sujet qui demande un article pour lui seul que je te propose de découvrir dans la note de demain.


De cœur à cœur,

Anha🌹