Une main qui écrit dans un carnet avec un stylo à plume. Photo by Ben-Art.

Défi Écriture Jour 62/109 : La gentillesse, késako ?


En cette journée mondiale de la gentillesse, je voudrais te poser cette question :

Qu’est-ce que t’évoque la gentillesse ?


Selon le Larousse, la gentillesse est une qualité qui peut définir :

  • Quelque chose d’agréable à voir par sa délicatesse, son charme.

  • Une personne ou un geste aimable, complaisant, qui manifeste de bons sentiments à l’égard d’autrui.

  • Un enfant qui se conduit bien.

  • Un talent remarquable ou une somme d’argent importante.


À cette heure, le mot « gentil » a une connotation assez péjorative dans l’inconscient collectif.

Bien souvent, quand on dit d’une personne qu’elle est gentille, il y a le sous-entendu qu’elle ne soit pas très intelligente ou intéressante à nos yeux.


Si je reprends la définition du Larousse, ce que je lis c’est qu’être gentil, c’est être agréable à regarder, tranquille et complaisant.


Hum ! Si je suis sincère avec toi, cela m’interpelle.


Pour être gentils, devons-nous dire oui à tout, nous accommoder aux goûts et aux sentiments des autres pour leur plaire ?


Car c’est cela la complaisance.

Et cela tout en nous tenant tranquilles et sages, donc docile en réalité.

La gentillesse est-elle une forme d’hypocrisie, une attitude où l’on s’efface face aux autres ?

Effacer notre personnalité, nos besoins, nos limites pour être aimé ?


Si je te demande quel est l’antonyme de gentil, je suis certaine que le premier mot qui te vient à l'esprit est «méchant».

Être méchant, c’est vouloir intentionnellement du mal à quelqu’un.


En conclusion, si je ne suis pas docile et effacée, je veux du mal aux autres.


C’est ce que ces mots nous insufflent.

En y réfléchissant, je comprends qu’il soit si difficile avec ces conditionnements d’oser être soi, de s’affirmer, de prendre position, de se respecter.


Qu’en penses-tu ?


De cœur à cœur,

Anha🌹