Une main qui écrit dans un carnet avec un stylo à plume. Photo by Ben-Art.

Défi Écriture Jour 61/109 : Briser le cycle des lignées

Qu’est-ce que cela veut dire ?

C’est au final un sujet assez brumeux.

Sommes-nous totalement conditionnés à reproduire ce qui a été ?


Comment cela se peut ?

L’histoire de nos aïeuls traverse-t-elle le temps à travers nos cellules ?


Je me suis intéressée à la psychogénéalogie il y a quelques années.


Cette pratique, développée par Anne Ancelin Schützenberger dans les années 70, indique que les troubles non résolus émanant des événements, traumatismes, secrets et conflits de nos lignées généalogiques conditionneraient nos constitutions physiques, psychiques et nos comportements face à certaines situations.


En 2015, une étude menée par le Max Planck Institute of Psychiatry démontre pour la première fois qu’un traumatisme psychique peut avoir un impact mesurable biologiquement sur les générations suivantes.


Ce qui m’a interpellé, c’est surtout l’expérience que j’ai pu en faire.


En effet, elle a fait partie des pistes qui m’ont permis de faire évoluer la relation avec ma fille aînée.

En 2014, lorsque je prends connaissance de cette théorie, nous sommes à l’apogée du conflit.


Avec les informations dont je disposais, je mettrai en lumière ceci dans l’histoire de famille.


Mon père avait rompu le lien avec sa première fille née d’un mariage malheureux.

Ma mère en avait fait de même avec son fils aîné.

Demi-sœur et frère que je n’ai jamais rencontrés d’ailleurs.


Ma grand-mère paternelle avait elle aussi vécu une relation difficile avec son premier enfant, ma tante, qu’elle n’a jamais pu résoudre.

Mon arrière-grand-mère paternelle, pour laquelle j’avais moins d’information, avait a priori également rompu le lien avec sa première-née d’après les dires de ma grand-mère.


Toutes ces situations ainsi que la mienne, bien que générées par des événements différents arrivaient au même résultat : la rupture de la relation avec le premier enfant.


Lors d’une rencontre de médiation familiale, je poserai ces faits à ma fille.

Et nous ferons notre premier pacte ensemble.

Celui de reprendre notre libre arbitre, notre pouvoir sur notre relation.

C’est là que nous débuterons notre chemin de guérison.


Alors, honnêtement, je ne sais pas définir aujourd’hui, si c’est le simple fait de savoir et notre esprit têtu qui a « suffit » à créer quelque chose de nouveau.


Ou si c’est quelque chose dans le domaine du subtil qui a contribué à nous libérer de cette situation.


Mais le résultat fut que nous étions soudainement liées dans un combat commun qui nous a permis de retrouver un dialogue.


De cœur à cœur,

Anha🌹