Une main qui écrit dans un carnet avec un stylo à plume. Photo by Ben-Art.

Défi Écriture jour 6/109 : Dimanche, jour sacré du repos !


Qu’est-ce qui m’a pris d’annoncer à qui voulait bien le lire que j’écrirais TOUS les jours pendant 109 jours !


Quelle idée ?!


Après cette semaine arc-en-ciel d’émotions, essoreuse de résistances, botteuse de c* d’affirmation de soi…


J’ai envie de m’allonger dans mon canapé, entourée de coussins, sous un gros plaid bien chaud au coin du feu et de regarder un film qui ne me demande pas de réfléchir.


L’automne s’installe.


Mais je me suis promis, je t’ai promis de relever ce défi.

Tenir ma promesse est très important pour moi.


Quand je vois toutes les notifications que je reçois chaque jour, je sais que tu es là, que tu me lis, que tu me soutiens.

Cela me réchauffe le cœur et me permet de trouver les ressources pour continuer de nourrir notre nouvelle relation.



Alors j’ai fait un compromis et je me suis installée dans mon canapé bien confortablement enfoncée dans les coussins sous mon plaid pour t’écrire.


Je souhaite te partager ce texte qui me paraît tout à propos.

Je l’ai écrit en mai 2021, suite à une conversation avec mon compagnon.

Une conversation qui finissait par ces mots : « Tu devrais l’écrire ».


Ce jour-là, je lui partageais que j’en avais assez d’être sans cesse amenée à me remettre en question, à travailler sur moi, à comprendre, décortiquer, décoder, guérir.


On est 4 mois après la mise en lumière de mon amnésie traumatique.

Moi qui pensais être arrivée à une étape où j’allais pouvoir me poser et savourer le chemin accompli.

Voilà que j’avais découvert la grotte la plus profonde de mon être et j’avais la sensation que tout le chemin était à refaire.


J’écrivais ceci :


« J’aimerais juste aller cueillir des Pommes »


Et je n’ai rien d’autre à penser, rien d’autre à faire, rien à anticiper.

Le temps s’écoule tranquillement, je suis paisible, entière et rien n’a d’importance.


Je cueille des pommes.


Chaque jour est un havre de paix.

Qu’il pleuve ou qu’il fasse chaud, je savoure chaque parfum, chaque texture, chaque beauté que la nature m’offre.


Il n’y a rien d’autre.


Je cueille des pommes.


Je suis cette enfant émerveillée, le cœur plein, au rire spontané.

Je suis cette jeune fille dont les sens sont enivrés par les parfums.

Je suis cette femme qui s’autorise à rêver.

Je suis cette aînée qui n’a plus rien à se prouver.


Je n’ai qu’à observer ce fruit dans sa splendeur naturelle, me montrer qu’il est prêt à être cueilli.


Il n’y a rien à projeter, à décoder, à comprendre, juste observer et écouter.


Je cueille des pommes.


Que le temps serait doux et mon corps extasié.


Mon corps… pourrait-il l’être enfin ?


J’aimerais tellement aller cueillir des pommes.



Dis-moi, est-ce qu’à toi aussi, il t’arrive d’en avoir assez ?


De cœur à cœur,

Anha 🌹