Une main qui écrit dans un carnet avec un stylo à plume. Photo by Ben-Art.

Défi Écriture Jour 31/109 : Un jour spécial !


Le 13 octobre est un jour spécial, c’est l’anniversaire de mon ainée.


Cela fait 24 ans que je devenais maman pour la première fois.

24 ans que nous construisons, nourrissons et soignons notre relation mère-fille.

Une relation d’amour et d’honnêteté.


En 1998, j’étais loin d’avoir les ressources et les connaissances sur moi-même que j’ai aujourd’hui.



Je n’étais pas préparé à vivre ce que l’accouchement allait déclencher chez moi.


À Travers la formation Accompagnante du Féminin et mon assistanat auprès de Jessica Haraluna,j’ai appris que l’accouchement est une porte de guérison pour les femmes victimes d’expériences traumatiques.


En effet, il peut arriver qu’une femme revive son trauma lors de son accouchement lui offrant ainsi, si elle y est préparée et en conscience, une possibilité de transformer cela.


(Si le sujet t’intéresse, tu peux découvrir son témoignage « Quand les survivantes donnent la vie ! » sur sa chaîne YouTube.)


Il y a 24 ans, je n’étais pas consciente d’être une victime d’abus sexuel.


Mon cerveau l’avait effacé de ma mémoire afin que je puisse survivre, car je n’avais pas les ressources intérieures et autour de moi pour surmonter ce choc.


24 ans plus tard, je peux décoder ce qu’il m’est arrivé.


J’ai accouché prématurément par césarienne suite à une éclampsie qui elle-même a provoqué un œdème cérébral responsable d’un coma.

Je me suis réveillé 48 heures plus tard aux soins intensifs sans aucun souvenir d’accoucher.


Le lien est si clair aujourd’hui.

D’ailleurs, lorsque l’amnésie de l’abus s’est levée, la mémoire de mon accouchement est revenue elle aussi.


L’expérience de mort imminente, l’impuissance face à la situation, l’amnésie.


Pendant de nombreuses années, j’ai culpabilisé de l’impact de cet accouchement sur la vie de ma fille.

Culpabiliser pour ces premières 48 heures sans contact avec moi.

Pour cette peur et cette colère que j’ai ressenties en la voyant pour la première fois.

Pour cet abandon qu’elle a vécu et l’impact de cette naissance sur sa vie.

J’aurais aimé savoir avant, avant que mes propres traumas ne soient transmis à mes enfants et ne les impactent.


Mais s’il y a bien une sagesse que j’ai apprise c’est qu’il n’est jamais trop tard pour prendre conscience, comprendre et donner de l’amour.

Peu importe l’âge, le chemin qui a dû être parcouru pour en arriver là, tout est juste.

Car à chaque pas, nous développons quelque chose en nous qui est nécessaire pour continuer d’avancer vers notre vérité, notre liberté, notre épanouissement et notre plénitude.


Aujourd’hui, parce que je comprends, j’ai pu me pardonner, elle a su écouter et comprendre elle aussi.

Ainsi, nous continuons de soigner nos parts blessées ensemble.


Un rituel qui est cher à mon cœur pour ce travail est le sauna de la Yoni.


Au-delà des pratiques énergétiques auxquelles je me suis formée, ce rituel est, à mes yeux, le plus puissant et doux que je connaisse pour libérer notre corps de femme, des mémoires traumatisantes, ramener de la vie dans notre chaudron de création, apporter de l’amour et de la douceur dans notre relation à notre corps.


Si tu souhaites en savoir davantage sur le sauna de la Yoni, clique ici.

Si tu as des questions, je me ferai un plaisir de te répondre.

Sois libre de m’écrire en commentaire ou de me contacter en privé.


De cœur à cœur,

Anha🌹