Une main qui écrit dans un carnet avec un stylo à plume. Photo by Ben-Art.

Défi Écriture Jour 23/109 : Une bulle d’air.

Il y a des jours comme ça où j’ai l’impression de vivre plusieurs journées en une.

Tellement l’agenda est chargé, tellement j’ai des trucs à penser.


Que ce soit pour le travail (mes clientes, ma compta, la création d’ateliers, de cercles..) ou pour le foyer (penser à prendre rendez-vous chez le dentiste, s’organiser pour la voiture, est-ce que j’ai sorti le linge de la machine ?...)


Tu vis pareil, je le sais. Nous avons tous et toutes des milliers de choses à penser chaque jour.


Je ne sais pas comment tu fonctionnes avec tout cela et je serais curieuse de le savoir.

Si tu te sens de m’écrire, partage-le-moi dans les commentaires.


Je commence.


Il y a comme un paradoxe entre ma tête et mes actions.



D’un côté ma tête peut avoir une idée à la seconde en passant du coq à l’âne.

Et de l’autre, il y a le temps de se mettre en action (tu peux lire cette phrase comme si tu parlais au ralenti — genre le baleine — si tu as la réf !)


Entre les deux, il y a la réflexion.

J’ai besoin d’intégrer l’idée, ensuite de réfléchir aux étapes et puis c’est le comment.

Et là, il faut que je décroche pour trouver la réponse.


Tu sais un peu comme quand tu lances la balle à ton chien et que tu attends qu’il la ramène.

(mauvais exemple, mon chien ne ramène pas la balle, mais mon cerveau oui, encore une chance)


Et enfin, la mise en action.

Alors oui, c’est bien, c’est réfléchi, c’est mûri.

Mais bon !

Ceci dit, je traverse ce processus pour chaque idée qui me traverse alors à une idée/la seconde (oui je caricature, mais pas tant que ça), cela me demande un certain rendement quand même !


Ces derniers temps, ces journées chargées entre idées, pensées et courreries dans tous les sens s’enchaînent.


En général quand je vis une de ces périodes, j’ai tendance à m’oublier.

À aller au-delà de mes limites physiques, mentales jusqu`à l’épuisement.

Et souvent, je finis par tout lâcher.


Aujourd’hui, je m’aperçois que quelque chose a changé.

Depuis 23 jours, j’ai un truc qui me ramène à l’ici et maintenant, me sort du tourbillon.

Un moment où tout s’arrête comme si j’avais jeté un sort pour figer le temps.


Un moment qui me permet de me poser confortablement et de me demander :

Anha, comment vas-tu aujourd’hui ?


Ce moment, c’est ma bulle d’air.


En prenant le temps de me poser cette question, je peux laisser aller tout ce qui est en moi, sentir ce dont j’ai besoin. Être consciente, présente dans mon corps et dans mes émotions.


Ce moment, c’est ma soupape de sécurité et c’est quand je t’écris.

Quand je prends mon carnet et mon stylo, j’arrête de réfléchir et je t’écris juste ce qui est là.


Pour ce moment que tu partages avec moi, je te remercie.


De cœur à cœur,

Anha 🌹