Une main qui écrit dans un carnet avec un stylo à plume. Photo by Ben-Art.

Défi Écriture Jour 22/109 : Biberonner ou louver ?


Je sais ces mots n’existent pas, mais je laisse ma créativité s’exprimer comme elle en a envie aujourd’hui.

Ah ! Ce merveilleux passage qu’est celui de l’adolescent vers l’âge (du jeune) adulte.

Cet instant merveilleux où en tant que parent tu peux te sentir aussi largué que ta progéniture !

Et je ne fais pas exception à la règle..


Pourtant j’y croyais..

C’est la deuxième, je connais.

J’ai même fait un travail pour me préparer à ce passage.

Nous avons choisi et reçu de merveilleuses opportunités pour célébrer ce passage ensemble.


Oui, OK Anha, c’est bien, tu as tout bien fait…

Et tu croyais vraiment que cela allait t’éviter de vivre ta paumitude ?! (oui je t’ai dit que j’inventais mes mots, je persiste et signe !)


Arf ! Qu’il est « tendre » ce tango à deux ..


Lorsque je tangue entre mon envie/besoin d’en être encore à lui donner le biberon entendre ses gazouillis, m’endormir avec elle pour la sieste de l’après-midi.

La sensation que ces 18 années sont passées comme un éclair.


Et ma louve féroce et intransigeante.

Tout le monde sait que la louve protège ses petits.

Mais je te parle de la suite de son éducation, tu sais, quand elle est beaucoup moins tendre.

Lorsqu’elle a appris à ses louveteaux comment chasser, elle les observe faire.

Et si l’un d’eux s’y prend mal, se met en danger, elle l’attaque et le mord !


ET bien oui, ça, c’est moi aussi !

Et dans la vraie vie, cela donne des trucs du genre :


(À 7 h du matin) « Tu veux quoi sur ton sandwich pour ce midi mon petit bébé ? “

(et plus tard dans la journée) ‘Bon, je ne vais pas toujours te courir derrière, tu peux y penser ! Il est temps de te prendre en main un peu !’


Moi, ambivalente ? Je ne sais pas de quoi tu parles…


Pendant qu’elle tangue entre :

‘Je fais ce que je veux quand je veux, c’est moi qui décide’ et ‘Mammmaaaaannnn’


Qu’il est rocambolesque notre tango !


Bien sûr que ce n’est pas évident, ni pour l’une ni pour l’autre.


Devenir adulte, c’est plein de possibilités qui s’ouvrent devant toi.

C’est faire des choix, se poser un tas de questions.

C’est prendre ses responsabilités envers soi, envers sa communauté, apprendre à faire valoir ses droits, à se faire respecter aussi.

C’est découvrir les labyrinthes administratifs et à y naviguer seule.


C’est flippant en vrai !

Et je comprends tellement qu’elle fasse deux pas en avant, un pas en arrière.

Si j’avais pu rebrousser chemin à l’époque, je ne me serais pas gênée !


Regarder ses enfants devenir adultes, c’est les laisser faire leurs choix, leurs essais.


Oh, j’ai confiance en elle, bien plus qu’elle ne le croit parfois.


Ce qui me fait le plus peur, je pense, c’est qu’elle ne prenne pas soin d’elle, de son corps, de son cœur, de son esprit, qu’elle se mésestime et qu’elle souffre.


(bon, OK comme toutes les mamans, probablement)


Après tout, j’ai veillé sur ce joyau pendant 18 ans ! (m**, on dirait Golum : ‘mon précieux’)

Au final, en t’écrivant, je me dis qu’on a peut-être autant peur l’une que l’autre et puis qu’on va continuer à tanguer encore un peu toutes les deux.


De cœur à cœur,

Anha🌹