Une main qui écrit dans un carnet avec un stylo à plume. Photo by Ben-Art.

Défi Écriture Jour 21/109 : Le défi en plus !

Et bien ce défi en apporte des surprises !

La discipline de faire, le pouvoir de l’engagement, l’énergie fun d’avancer chaque jour, de créer quelque chose de tangible.


Écrire est une chose.


Mais je n’avais pas calculé le défi en plus !


Les réseaux, notamment Instagram, imposent que chaque post soit accompagné d’une photo.


Notre comportement sur les réseaux est formaté ainsi, nous savons tous aujourd’hui, que c’est l’image ou le beau visuel qui attire l’œil en premier.


Et c’est le défi en plus, fournir une photo chaque jour pour compléter ma note.


Tu me diras que je ne suis pas obligée de poster forcément une photo de moi tous les jours (d’ailleurs, c’est ce que j’ai fait hier).

Mais de là à aller choisir de belles images gratuites sur Canva pour illustrer mes propos, je trouve que cela manquerait de cohérence avec le projet.


Moi qui ne suis pas friande de la prise photo !

Il y a 4 ans cela m’aurait été impossible.

Je n’aimais pas mon image.

Je ne me trouvais pas photogénique comme on dit.

J’étais gênée et cela me rendait triste.


Le comble pour une nana qui sort avec un photographe professionnel, non ?


Une histoire rigolote.


Lui qui aimait tant me prendre en photo et moi qui dénigrais son art.

(cela m’arrive encore de temps en temps)


J’ai détesté cette partie de lui !

Et pourtant…

C’est grâce à lui que j’ai appris à aimer mon image enfin surtout à l’accepter, à me réconcilier avec elle.

Et au final à me détacher du jugement des autres.


C’est tellement subjectif.

En réalité chacun et chacune d’entre nous est la beauté de l’un et la moche de l’autre.

Est-ce vraiment important ?


Je t’entends me répondre : « Non, l’important c’est de sentir belle pour soi et bien dans sa peau. »

Et tu as raison.

Au cours de mon chemin de l’image, j’ai progressivement commencé à apprécier les expressions que je pouvais voir de moi.

Il a le don de prendre en photo l’instant.

C’est-à-dire à capturer dans l’image quelque chose d’unique, d’instantané.

À travers ses photos, je pouvais voir l’amour qu’il me porte.


Pour les photos publiques, je lui demandais de retoucher ceci ou cela, de petits détails que je trouvais disgracieux.

Et l’air de rien, au fur et à mesure, j’ai fini par me demander : qu’est-ce qui faisait partie de moi et de quoi pouvais-je prendre soin pour me sentir mieux.


Par exemple, j’ai fini par accepter mes cernes, mes rides qui font partie de mon visage, de ce qu’il exprime, raconte.


Par contre, je pouvais prendre soin d’autres aspects dont je n’avais jamais pris soin.

Et mes demandes de retouche ont diminué pour disparaître.



Enfin, aujourd’hui avec tout ce chemin parcouru sur mon identité, le fait de m’assumer telle que je suis, de faire tout ce qui me passe par la tête en termes de look, je m’amuse !


Je m’amuse avec mon image, avec les photos et même à me prendre moi-même en photo !


Merci à toi mon amour pour ce chemin de guérison sur lequel tu m’as accompagnée avec ta médecine, celle de l’image, de la perception, du regard.


De cœur à cœur,

Anha 🌹


Spéciale dédicace à Ben-Art photo